Artists

OUASSILA ARRAS

À partir de matériaux simples et d’objets domestiques collectés dans la vie quotidienne, Ouassila Arras interroge la mémoire de l’identité. Elle remonte le fil d’une histoire franco-algérienne fragmentée, brisée par l’exil, la guerre, les silences et les tabous, à travers les récits de son histoire familiale, absente des récits officiels et traversée par des enjeux identitaires et politiques. Ses recherches sont ponctuées de multiples voyages en Algérie, à Chicago et à Berlin. Une manière pour l’artiste de se « déterritorialiser « en collectant archives et témoignages dans un aller-retour actualisé entre passé et présent. Diplômée de l’ESAD de Reims en 2018, Elle a été lauréate du prix Prisme en 2018 au Musée des beaux-arts de Reims en 2018, elle a été invitée à plusieurs expositions personnelles comme et a récemment effectué une résidence de 5 mois au Kunstlerhaus Bethanien Berlin (2021). Elle expose actuellement au FRAC Lorraine dans l’exposition Degrés Est (2022) et participe à plusieurs expositions collectives dont la dernière en date est « Silsila le voyage des regards » à l’institut des cultures d’Islam (2022). Elle a cofondé l’artist-run space The Left Place-The Right Space qui a ouvert à Reims en 2020.

DANIEL GALICIA

Daniel Galicia, né en 1993 au Mexique, a déménagé à Montréal avec sa mère à l’âge de 14 ans. Il travaille maintenant en France depuis cinq ans. Des Beaux-Arts de Lyon à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts (ENSBA) de Paris (Ateliers Emmanuelle Huynh et James Rielly), Daniel Galicia développe, entre autres, son Quinceañera Project. Une proposition riche et complexe née de sa volonté de fêter symboliquement ses 15 ans dans les codes de la tradition mexicaine. La Quinceañera demeure un rite de passage pour les personnes nées femme, une transition de l’enfance vers l’âge adulte. Le travail de Daniel Galicia questionne les identités, les migrations, et explore les confins de l’intime. De ses œuvres peintes empreintes de surréalisme à ses performances poétiques, il offre au monde un répertoire riche et polymorphe. Il rend visible les étapes essentielles de la réappropriation de soi et du retour aux origines, à la source.

KATRIN KOSKARU

Katrin Koskaru est une peintre estonienne née en 1977. Elle est diplômée du Royal College of Art de Londres et de l’Académie estonienne des arts. Son travail fait référence aux paysages, à l’atmosphère et à l’architecture. Marquée par les grands ensembles post-soviétiques et par le Bauhaus, elle part souvent de photographies trouvées dans les journaux. Son œuvre parle des cicatrices de l’Histoire et des guerres, des interstices où elles se nichent. Katrin Koskaru interroge les paysages à l’aune de ses questions d’enfants : “qu’est-ce que la guerre ?” ou “et après ?” Sa peinture est matérielle, physique. Entre figuration et abstraction, Katrin Koskaru joue de ces limites, de ces définitions et offre au spectateur un espace habité, lourd de sens et du poids du passé. 

JEAN-FRANÇOIS LEROY

Jean-françois Leroy est né en 1982. Il est diplômé en 2007 de l’ENSBA. Il est titulaire d’un doctorat du programme PSL-Sacre. L’œuvre de Jean-françois Leroy scrute et décortique ce qui l’entoure au quotidien. Le domestique est interrogé, détourné et finalement vidé de son usage. Il a réalisé des expositions personnelles à Sessions, Marseille en 2018, au Centre d’art contemporain Camille Lambert de Juvisy-sur-Orge en 2015, à la Galerie Municipale Jean Collet de Vitry-sur-Seine en 2014 ainsi qu’à la Galerie Bertrand Grimont en 2010. Il a également participé à L’art dans les chapelles en 2012, aux Modules hors les murs au Palais de Tokyo en 2011 et au 54e Salon de Montrouge en 2009. Ses œuvres figurent dans les collections du Fonds national d’art contemporain et de la ville de Vitry-sur-Seine. 

RAPHAEL MAMAN 

Raphaël Maman est diplômé des Arts Décoratifs de Paris en 2018. Il est aujourd’hui aux Beaux-Arts de Paris (Atelier Tatiana Trouvé). La pratique de Raphaël Maman est un savant mélange entre la sculpture et le design. Il analyse les objets pour repenser leurs fonctionnalités, leurs normes et la manière dont nous les percevons. Il leur ouvre ainsi de nouvelles perspectives, leur offre de nouvelles existences. Ses pièces ont été présentées dans des expositions collectives notamment à l’Espace Arondit, à la Galerie Au Médicis ainsi qu’aux Beaux-Arts de Paris. Raphaël a également eu l’occasion de montrer son travail lors d’expositions personnelles, à la Galerie du 10 avec “Grid system” en 2018 et “La Lézarde” la même année, aux Arts Décoratifs de Paris.

RAYANE MCIRDI 

Diplômé en 2019 de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris et en 2015 de l’École nationale des Beaux-Arts d’Angers, Rayane Mcirdi est un artiste vidéaste. Il vit à Asnières-sur-Seine. Son travail a été présenté dans plusieurs expositions collectives dont, récemment, la 71e édition de Jeune Création, 2021, Romainville ; et “Hamdoullah ça va”, commissariat de Mohamed Bourouissa et Sonia Perrin, DADA, 2020, Marrakech. En 2021, la galerie Edouard Manet de Gennevilliers lui a consacré une exposition monographique (“Le Croissant de Feu”). A l’occasion de la Biennale de Venise (2022), il expose dans le Pavillon Français invité par Zineb Sedira, les témoignages filmés de Chibanis réalisés avec son équipe.

YACINE OUELHADJ 

Yacine Ouelhadj est franco-algérien. Il vit en Seine-Saint-Denis et étudie aux Beaux-Arts de Paris en troisième année. Les questions d’identités sont au cœur de sa pratique. Lors du concours d’entrée, il a présenté son travail de peinture acrylique associé à de l’harissa sur des boîtes de kebab où se dessinent des monuments. Issu du monde du graffiti, il commence à peindre à la bombe au lycée ; il se fait rapidement connaître sous le nom de Zekid et transforme des vinyles hors d’usage en palettes où sa créativité s’exprime librement.

JEANNE SUSPLUGAS

Jeanne Susplugas est une artiste plasticienne, photographe, installatrice et vidéaste française, née en 1974 à Montpellier. Elle est docteure en histoire de l’art de l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne (La place du jouet dans l’œuvre d’Annette Messager, sous la direction de Philippe Dagen). Après huit ans passés à Berlin, elle vit à Paris depuis 2006. La maison, l’aliénation et l’addiction sont au cœur de sa pratique. Elle a exposé au Musée d’Art Moderne de Grenoble, au Musée d’Art Moderne de Saint-Etienne, aux expositions MOCCA et V-Tape à Toronto, à l’exposition Kunst-Werke à Berlin, au Wyspa Art Institute à Gdansk, au Palais des Papes à Sienne, au Studio National d’Arts Contemporains Le Fresnoy et bien d’autres.

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